Pluto Beja

Rédigé par Jean Magnan de Bornier - 07 avril 2013

Pluto était un lipizzan qui, quand j'arrivai pour la première fois au Picadeiro da Quinta do Chafariz (le manège du maître de 1958 à 1973), fut le premier cheval sur lequel je fis une reprise. Il avait pas mal des défauts typiques du lipizzan, en particulier une forte tendance à se contracter (surtout comparé aux lusitaniens qui composaient l'essentiel des reprises), et un pas qui se latéralisait souvent en précipitant.

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Monter un cheval après le maître

Rédigé par Jean Magnan de Bornier - 07 avril 2013

C'était une expérience incroyable, évidemment, de monter les chevaux que le maître avait dressés, et qui étaient devenus, au fil de divers hasards, des chevaux de manège. Ils savaient beaucoup de choses, et si par chance on les montait bien, se comportaient le plus brillamment possible et avec légèreté. 

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Les réflexes du cheval et du cavalier

Rédigé par Jean Magnan de Bornier - 07 avril 2013

Pour le maître, le cheval est avant tout un être hyper-sensitif; il n'a pas le cuir épais, ses nerfs sont à fleur de peau, et les aides peuvent en conséquence, et doivent si on veut faire de la belle équitation, être fines. Mais l'hyper-sensibilité se manifeste aussi par des réflexes très rapides, et il présentait souvent l'équitation comme étant (en partie) une course de vitesse (et surtout pas d'intensité) entre les réflexes du cheval et ceux du cavalier, ces derniers étant le plus généralement largement battus.

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Célébration. Janvier 1989 - Janvier 2009

Rédigé par Jean Magnan de Bornier - 07 avril 2013

Texte lu lors d'une brève commémoration les 17 et 18 janvier 2009 à Cheval-Passion

Il y a vingt ans que Nuno Oliveira a disparu.

Lumière incandescente de l'art équestre, il a, au long d'une carrière de presque cinquante ans, dressé des centaines de chevaux de toutes origines et formé des milliers de cavaliers de toutes les nations.

Ses présentations publiques ont toujours été des moments de grâce inoubliables pour ceux qui ont eu la chance d'y assister.

Autant qu'un artiste inspiré, Oliveira était un artisan de l'équitation qui connaissait comme personne son métier, appris dans un Portugal tout pénétré d'un riche héritage équestre: la tradition classique européenne, l'influence de la pratique tauromachique, celle enfin du bauchérisme qui avait pénétré la péninsule ibérique dès la fin du XIX° siècle. Tout cela a contribué, à travers son maître Miranda, à former l'écuyer, non seulement praticien hors pair mais aussi grand lecteur et connaisseur des œuvres équestres, et lui-même auteur de plusieurs classiques. Oui, c'est avec raison qu'on a pu qualifier Nuno Oliveira de «première intelligence équestre de son temps».

Tout cela n'aurait pu se dérouler sans un amour intense des chevaux, de tous les chevaux, grands et petits, bons ou modestes.

La certitude qu'un dressage n'a de sens et ne connaîtra la vraie réussite que s'il se déroule dans la décontraction physique et mentale du cheval, dans le respect de ses possibilités, et avec le plein concours de sa volonté : voilà peut-être le plus important des messages qu'il cherchait à transmettre. Message de respect envers notre si fidèle compagnon le cheval, et qui, quoiqu'il soit entré dans la culture commune de toutes les équitations, est encore loin - hélas - d'être devenu une pratique commune.

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Questions d'autorité

Rédigé par Jean Magnan de Bornier - 07 avril 2013

Baucher écrivait :

«Deux volontés sont en présence, celle du cavalier et celle du cheval : il faut que l'un des deux fasse la volonté de l'autre, qu'il lui soit soumis en tout et partout.

Quant à moi, je pense que le cheval est toujours fait pour être dominé par l'homme, que le cavalier doit constamment maîtriser les forces de sa monture afin de l'avoir sous sa dépendance.»

Pour le maître cette affirmation qui peut sembler quelque peu péremptoire à certains était une vérité absolue. 

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